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dimanche 7 mars 2010

Soleil levant

Toujours pas de couture par ici, la machine attend encore que je trouve 5 mn pour aller chez le réparateur.
Pas de couture, certes, mais des projets de couture ! La commande chez Junku est arrivée (merci Magali pour la livraison à domicile), et là grand moment de solitude....mais comment je vais m'en sortir avec ces quelques schémas ? Les modèles sont si beaux, j'ai envie de tout faire mais tout me parait si compliqué ! Bon, bon, allez, d'autres l'ont fait avant moi, on y croit.
Pendant que les expertes se jettent sur le n°3, j'ai choisi un assortiment de valeurs sûres.




Avant de m'essayer à la couture, j'ai tenté tout un tas d'activités manuelles, et notamment la mosaïque. C'est un art abordable même quand on a peu de technique, c'est un art de patience, avant tout . Ce qui me plait par dessus tout dans la mosaïque, c'est la manipulation d'outils, le touché des pates de verres et des faiences, le ciment, la recherche du morceau idéal (je suis fan de puzzles depuis toute petite), l'impression de bâtir, de construire (comme papa). Ma plus grosse réalisation c'est un dessus de console, que vous pouviez apercevoir .
Samedi après-midi, je suis allée voir une démonstration faite par une mosaïste d'art (pas une amatrice comme moi), qui vous raconte avec passion l'histoire (j'ai découvert le style Tiffany), qui maîtrise toutes les techniques, et qui partage son savoir en toute simplicité.

M. travaillait dans la même boîte que moi il y a encore quelques mois et puis elle a décidé de changer de voie, faire de son loisir un art, de son art un métier.
Elle anime des stages d'initiation et réalise sur commande des pièces uniques.
Tessae, découvrez-la vite !






Et puis comme un billet sans Leonard n'en est pas vraiment un, je termine celui-ci par une photo chère à mon coeur.





Matin de semaine, avant de commencer la course folle, on petit-déjeune en jouant (des playmo', ça change !), face au soleil levant. Cette ombre chinoise dessinée sur le comptoir de la cuisine m'a ravie !






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mardi 8 décembre 2009

Sentimentale

Je suis fleur-bleue (à dire vrai, quelle femme ne l’est pas ? toi aussi, avoue !), c’est un fait, une évidence.

Une désolation parfois, pour mon homme, dont l’Indice Romantisme (Copenhage, tu m’inspires…) est pourtant extraordinairement élevé ; combien de films de série B vus pour une minuscule scène où le raffinement le dispute aux élans du coeur, hum, combien ?

J’aime les comédies sentimentales américaines, la littérature anglaise du 19ème, « les hauts de Hurlevent », les sentiments meurtris, « Jane Eyre », le baiser final de « my blueberry nights » , les retrouvailles sur les quais de gare, les paquerettes (et pourtant ça ne sent pas très bon), les violettes (et pourtant ça sent bon puis plus rien une fois coupées), « les mots bleus » (plutôt par Bashung), ad libitum…

J’aime l’amour.
Les histoires d’amour.
Quand elles commencent mal et finissent bien, ou vice-versa.

Alors, après m’être plombée le cœur avec « des hommes », je commande à mon libraire (à l’IR très élevé) un livre où les mots seraient légers comme des plumes, l’espérance un leitmotiv, les lendemains beaux.




Il me ramène « La délicatesse » de David Foenkinos.
Je m’y plonge avec délectation. Au début. Le premier tiers est à la hauteur de mes attentes : une histoire d’amour, telle une anecdote, quelques années d’une vie, tel un élan, résumées en 50 pages, vives, drôles, incarnées.
Et puis la brisure, nette, qui arrive si vite, qui nous surprend, comme l’héroïne, en pleine lecture. Quelques magnifiques pages à cet endroit précis du livre.

La reconstruction, lente, douloureuse, chaotique, est aussi une partie intéressante du roman.

Ca se gâte lorsque frémissent à nouveau les sentiments amoureux, je suis restée hermétique à cette deuxième histoire, dommage.



Au final, je me souviendrais que Foenkinos a sa petite musique des mots, la finesse, le sens de l’empathie, mais que c’est bien peu pour un roman.


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jeudi 3 décembre 2009

Apnée

Je ne sais pas nager la tête sous l’eau, ça me fait peur, je m’étouffe, je suffoque.

Je viens de terminer « Des hommes » de Laurent Mauvignier.
En apnée.
Tout du long.
La boule dans la gorge, qui enfle, qui retient les cris, des cris ensevelis sous des torrents de larmes qui ne coulent pas.
La nausée aussi. Et puis une forme d’admiration.
Des hommes, trop jeunes, ont donc vécu cela.
Ces choses-là.
« Des hommes », ce sont ceux qui se taisent, qui font comme si.
Comme si de rien. Et pourtant ils ont vu, ils ont fait, ils sont revenus, ils se sont tus.
La guerre d’Algérie, « pas Verdun » comme on leur dit, comme pour dire « pas vraiment la guerre ». Mais alors quoi ?
Des hommes, et puis l’un d’entre eux, Feu de bois, qui n’a pas pu faire comme si. Il a vu, il ne s’en est jamais remis. De sa déchéance longue de 40 ans, racontée par la petite lorgnette d’une fête de famille qui tourne mal, naîtra la parole de Rabut, le narrateur. Il va nous dire, crescendo, ce que c’était que cette guerre de pacification.
A laquelle il n’aura rien compris.
Il va d’abord s’y refuser, et puis il va parler, se libérer, et dans le même temps charger nos cœurs de ses souffrances. De celles qui vous réveillent en pleine nuit, toutes les nuits, depuis 40 ans.

Je ne sais pas nager la tête sous l’eau. J’ai peur, je m’étouffe, je suffoque.

Laurent Mauvignier m’a tenue en apnée quand d’autres se contentent de nous tenir en haleine.




Respiration.

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samedi 31 octobre 2009

Vert Eveil

Stéphanie Chemtob est une maman, par deux fois, mais pas que.
Depuis peu , c'est aussi une créatrice d'entreprise.
Elle fait le pari de concilier vie familiale et vie professionnelle (mon rêve !!!), en créant sa boutique de livres et jeux éthiques.
Ce n'est pas moi qui le dit, c'est elle :

"C'est le désir de mettre entre les mains de mes enfants des livres et des jeux intelligents, beaux et ludiques qui m'a donné l'idée de créer ma propre boutique. Je vous la présente ici telle que je l'ai rêvée, guidée par trois grandes convictions :

- le jeu est le mode de vie, de communication et d'apprentissage des enfants.
- le livre doit investir les chambres des enfants dès leur plus jeune âge pour stimuler leur curiosité, leur imagination et leur donner plus tard le goût de la lecture
- La protection de l'environnement est l'une des grandes problématiques d'aujourd'hui et de demain. Apprendre aux enfants pourquoi et comment faire attention à leur planète est incontournable.

La boutique en ligne s'appelle Vert Eveil, et c'est par  que ça se passe.
 
Longue vie à ce beau projet Stéphanie !