dimanche 24 janvier 2010

Le béchan

Quand on a 27 mois, on a peur de beaucoup de choses (tous les jours, une peur chasse l'autre d'ailleurs).
Les dernières phobies de Leonard sont les hiboux, les bruits de toute sorte (réels ou imaginaires), et d'une manière générale tout ce qui ressemble à deux gros yeux ronds qui l'observent....

Cest ainsi que le tableau de Jojo La Frime a du être décroché du mur et le berceau au tissu orné de vaches déménagé (en même temps, heureusement que mon fils est là pour m'aider à le voir grandir, je n'arrivais pas à me décider à sortir le berceau - dans lequel il n'a quasiment jamais dormi à cause du RGO en plus - de sa chambre).

Mais quand on a 27 mois, on aime aussi ses peurs, jouer avec, lutter contre.

Alors on dessine son premier bonhomme, et sans surprise pour maman, c'est un méchant !
On dit "béchan" quand on a 27 mois, et on dessine des sourcils froncés à son monsieur patate, symbole absolu de la méchanceté  !!



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dimanche 10 janvier 2010

Encore un peu Noël...


Les vacances paraissent déjà loin, surtout après une telle semaine au boulot (le début d'année, pour une comptable, c'est toujours un bonheur !), néanmoins je ne peux résister au plaisir d'y revenir un peu.

D'abord pour vous montrer les quelques bricoles concoctées pour les amies.

Pour Aurélie, un snood, à la manière de Peg, en laine bouillie bleue, doublée de liberty acheté à-pas-cher lors du dernier salon Passions Créatives (j'en parlais ). C'est qu'il m'en a fallu du temps pour oser couper mes jolis coupons !!!
Les photos de la chose portée sur moi étant un peu ratées (la faute à mes premiers essais sur mon nouveau jouet, à la lumière de fin décembre, à mon absence totale de photogénie...), je vous laisse apercevoir le résultat en version "emballé".




Pour Frédérique, un protège-carnet réversible, en velours turquoise et liberty (même provenance), même la perle est home-made (en fimo) !
Et puis parce qu'elle emménage en 2010, un porte-clefs bricolé en feutrine et liberty (le même que celui utilisé pour le snood) et enfin - parce que tant que j'y étais à couper dans mes liberty (vous aurez remarqué que je ne suis pas une pro, je ne connais aucun des noms de ces joyaux de coton, si une bonne âme veut bien me renseigner dans les com', elle est la bienvenue) je ne savais plus m'arrêter - un marque-page pour les soirs de lecture.




J'ai également fait une besace pour ma sister, mais comme je l'ai terminée le 24/12 à midi il y a longtemps, j'ai oublié de la prendre en photo ! J'essaierai de réparer mon erreur plus tard !

Et puis, les vacances, outre le plaisir de coudre plus souvent, c'était aussi la joie de partager beaucoup de temps avec le petit homme de la maison.
Spéciale dédicace à Marie et Papou qui se languissent, le voici, le voilà le Poupilou d'amoooouuurrr !!!!



(un clic pour voir en grand)

Ce week-end, pendant ses siestes et entre les miennes, j'ai modestement cousu un sac à bento (en fait un vulgaire tupperware), pour mettre le repas et le goûter de Leonard apporté quotidiennement chez la nourrice. Je vous montre ça la semaine prochaine si j'ai le temps !

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dimanche 3 janvier 2010

Nouvelle décennie, c'est dit !



En 2010, il y aura, c'est certain (et livré en vrac) :
- un changement d'assistante maternelle pour Leonard
- quelques pleurs (au moins les miens !) le jour de la (1ère) rentrée scolaire
- 3 bougies sur le gâteau du 12 octobre
- moins d'heures au taf et plus de temps avec mes hommes
- quelques mariages à célébrer
- plus de couture (nippone ?)
- plus de lectures, si je pouvais tenir le rythme de cette fin d'année 2009, ce serait parfait !
- des illustrations faites avec mon joujou d'anniversaire
- des photos prises avec mon joujou de Noël
- des efforts faits pour rester en contact avec les amis lointains
- plus de sérénité
- les nouvelles saisons de Grey's Anatomy (je ne sais même pas comment j'arrive à dormir après le dernier épisode de cette saison...) et de Desperate Housewives
- 45 bougies sur le gâteau du 9 juillet et 38 sur celui du 1er novembre

En 2010, il y aura aussi, mais c'est moins sûr (et toujours dans le désordre) :
- moins de cigarettes et plus de sport
- du tricot
- des démarches entamées pour envisager un deuxième enfant
- moins de chocolat et plus de sport
- des réflexions intenses sur une possible reconversion en ... 2012 !
- + de baby-sitting et donc + de ciné
- moins de reproches
- plus de confiance en moi et moins de colères envers les autres


D'ici là, la petite tribu des "bonhommes" de Leonard se joint au trio familial pour vous souhaiter à tous une excellente année 2010 !

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mardi 8 décembre 2009

Sentimentale

Je suis fleur-bleue (à dire vrai, quelle femme ne l’est pas ? toi aussi, avoue !), c’est un fait, une évidence.

Une désolation parfois, pour mon homme, dont l’Indice Romantisme (Copenhage, tu m’inspires…) est pourtant extraordinairement élevé ; combien de films de série B vus pour une minuscule scène où le raffinement le dispute aux élans du coeur, hum, combien ?

J’aime les comédies sentimentales américaines, la littérature anglaise du 19ème, « les hauts de Hurlevent », les sentiments meurtris, « Jane Eyre », le baiser final de « my blueberry nights » , les retrouvailles sur les quais de gare, les paquerettes (et pourtant ça ne sent pas très bon), les violettes (et pourtant ça sent bon puis plus rien une fois coupées), « les mots bleus » (plutôt par Bashung), ad libitum…

J’aime l’amour.
Les histoires d’amour.
Quand elles commencent mal et finissent bien, ou vice-versa.

Alors, après m’être plombée le cœur avec « des hommes », je commande à mon libraire (à l’IR très élevé) un livre où les mots seraient légers comme des plumes, l’espérance un leitmotiv, les lendemains beaux.




Il me ramène « La délicatesse » de David Foenkinos.
Je m’y plonge avec délectation. Au début. Le premier tiers est à la hauteur de mes attentes : une histoire d’amour, telle une anecdote, quelques années d’une vie, tel un élan, résumées en 50 pages, vives, drôles, incarnées.
Et puis la brisure, nette, qui arrive si vite, qui nous surprend, comme l’héroïne, en pleine lecture. Quelques magnifiques pages à cet endroit précis du livre.

La reconstruction, lente, douloureuse, chaotique, est aussi une partie intéressante du roman.

Ca se gâte lorsque frémissent à nouveau les sentiments amoureux, je suis restée hermétique à cette deuxième histoire, dommage.



Au final, je me souviendrais que Foenkinos a sa petite musique des mots, la finesse, le sens de l’empathie, mais que c’est bien peu pour un roman.


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dimanche 6 décembre 2009

Rouge

Je ne suis pas une grande fan de cette période dite "des fêtes" (contrairement au reste de la blogosphère visiblement !), plus souvent envahie par la mélancolie que par la joie enfantine qui semble sévir chez les autres.

Je reconnais néanmoins que l'arrivée de Leonard dans notre home sweet home m'apporte la légèreté qui me faisait défaut avant, et c'est avec bonne humeur que je cède petit à petit du terrain aux traditions !

Cadeaux achetés, cadeaux home made, sapin, illuminations, marchés de Noël...si ça continue, je vais finir par aimer la bûche à la crème au beurre !!!












Sapin. Rouge.
Parce que c'est Noël, et aussi la couleur des pompiers ;-)











Samedi matin, visite complète de la caserne (mais, pffff, le capitaine - le grand chep' comme dit Leonard - était absent, et point de sirène hurlante, sauf celle de nuit, parce qu'elle fait moins de bruit).
Leonard ravi, qui voulait rester avé les pomplé, monter sur le poi du cahon et aussi monter à la gran échelle.





Un très bon samedi. N'en déplaise à la mélancolie !

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jeudi 3 décembre 2009

Apnée

Je ne sais pas nager la tête sous l’eau, ça me fait peur, je m’étouffe, je suffoque.

Je viens de terminer « Des hommes » de Laurent Mauvignier.
En apnée.
Tout du long.
La boule dans la gorge, qui enfle, qui retient les cris, des cris ensevelis sous des torrents de larmes qui ne coulent pas.
La nausée aussi. Et puis une forme d’admiration.
Des hommes, trop jeunes, ont donc vécu cela.
Ces choses-là.
« Des hommes », ce sont ceux qui se taisent, qui font comme si.
Comme si de rien. Et pourtant ils ont vu, ils ont fait, ils sont revenus, ils se sont tus.
La guerre d’Algérie, « pas Verdun » comme on leur dit, comme pour dire « pas vraiment la guerre ». Mais alors quoi ?
Des hommes, et puis l’un d’entre eux, Feu de bois, qui n’a pas pu faire comme si. Il a vu, il ne s’en est jamais remis. De sa déchéance longue de 40 ans, racontée par la petite lorgnette d’une fête de famille qui tourne mal, naîtra la parole de Rabut, le narrateur. Il va nous dire, crescendo, ce que c’était que cette guerre de pacification.
A laquelle il n’aura rien compris.
Il va d’abord s’y refuser, et puis il va parler, se libérer, et dans le même temps charger nos cœurs de ses souffrances. De celles qui vous réveillent en pleine nuit, toutes les nuits, depuis 40 ans.

Je ne sais pas nager la tête sous l’eau. J’ai peur, je m’étouffe, je suffoque.

Laurent Mauvignier m’a tenue en apnée quand d’autres se contentent de nous tenir en haleine.




Respiration.

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samedi 28 novembre 2009

Interlude

En quête de distractions pour Leonard, et notamment quand le temps de chien qui sévit ces jours-ci nous confine à l'intérieur, j'ai trouvé il y a déjà quelques semaines des infos sur une ludothèque située dans le quartier de la Bastide, soit à quelques stations de tramway de chez nous. Première visite cet après-midi.



Interlude, c'est donc son nom, murs en pierre et vue sur le jardin botanique (tiens, en voilà une sortie maintes fois reportée faute de ciel clément, grrrr), est "the place to be" les jours de pluie !!!
Des centaines de jeux et jouets (même des playmobils, c'est peu dire que le poupilou s'est senti tout de suite comme chez lui !!) en libre-service, des enfants partout (oui, je sais, pas le rêve absolu, sauf pour nos monstres chérubins en pleine sociabilisation), et même aujourd'hui un mini marché de Noël où l'on pouvait trouver des jeux en bois et en textile (maman ravie) et des crêpes au sucre (enfant ravi) !!! Une bourse aux jouets également, avec 2 livres et un jeu, le tout pour 7 €, dans notre escarcelle.



Conquis par ce lieu, nous avons aussitôt pris la carte d'adhésion (30 € pour l'année, ça ne fait pas chère l'heure de défouloir !!!). Le règlement stipule, pour assurer du temps et de la place pour tous, qu'il convient de ne pas dépasser 2 heures de présence....voilà bien ce qui risque de nous causer soucis (ce sera bien le seul !) à l'avenir, j'en ai pour preuve la résistance dont a fait preuve Leonard aujourd'hui au moment de partir. Mais nous avons su faire preuve d'autorité, n'ayez crainte (viens, Leo, y'a un toboggan dehors, et puis après on reprend le tram, tu veux un gâteau mon chéri ?)




Leonard était aux anges, nous claqués aussi, c'est sûr on y retournera très vite !
Toutes les infos ici, pour les interessé(e)s.

Et puis, sur le chemin du retour, le ciel était bleu marine, zebré par les grues immenses (je suis comme mon fils, j'aime les grues et les chantiers, cherchez pas !) qui témoignent du renouveau de ce quartier et le clocher de l'église Ste Marie vallait bien toutes les illuminations de Noël.






Bon week-end  tous !

PS : au programme du WE également, le vaccin "H1N1-tu-ne-passeras-pas-par-moi"...j'aurais plein de choses à dire sur l'organisation de cette campagne de vaccination, a fortiori quand on se trimballe un bambino de 25 mois, mais je ne le ferai jamais aussi bien que Peg. Dont acte !

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